Inauguration du projet « École du Louvre 2021-2022 »

L’École du Louvre a inauguré le 11 mars 2022, en présence de la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot-Narquin et de S.A.R. la Princesse Caroline de Hanovre, un ambitieux projet architectural porté par Claire Barbillon, directrice de l’École du Louvre, et rendu possible grâce au mécénat d’exception de Majid Boustany, président de la Francis Bacon MB Art Foundation. Il s’agit du plus important soutien jamais alloué à un établissement d’enseignement du ministère de la Culture.

Ce projet architectural de près de 1300m2, intitulé « ÉCOLE DU LOUVRE 2021-2022 », comprend le réaménagement de la bibliothèque, des services informatique et documentaire, de la cafétéria, et la création d’un centre de recherche.

C’est en 2016 que Majid Boustany noue un premier partenariat avec l’École du Louvre, via la création d’une bourse de recherche sur le peintre Francis Bacon. Il offrira ensuite chaque année à l’École un certain nombre d’ouvrages sur Bacon pour enrichir le fonds de sa bibliothèque. Poursuivant sa démarche philanthropique, il a souhaité amplifier son engagement en finançant intégralement ce programme, qui permet d’offrir à l’école un atout stratégique essentiel pour son futur rayonnement national et international. À ce mécénat exceptionnel s’ajoute le don de deux sculptures de l’artiste britannique Antony Gormley, positionnées dans la bibliothèque, d’un chevalet de Francis Bacon provenant de son atelier parisien, installé dans le vestibule, et d’une photographie de Bacon dans son atelier de Londres prise en 1977 par Jesse Fernandez, présentée à l’entrée du centre de recherche.

La décision de financer cet ambitieux programme vient aussi de la passion de Majid Boustany pour le plus francophile des peintres anglais. Francis Bacon a vécu et travaillé à Paris et était un visiteur régulier des musées parisiens, notamment du musée du Louvre. Certaines œuvres du Louvre furent d’ailleurs des sources d’inspiration pour ses propres toiles. Les Esclaves de Michel-Ange, les œuvres de Raphaël, Titien, Tintoret, Caravage, Rembrandt, Chardin, Goya, Ingres et Delacroix qu’abrite le musée étaient des références artistiques fondamentales pour Bacon et exercèrent une influence considérable sur sa pratique picturale. Cette confrontation directe aux œuvres, credo de l’étude de l’histoire de l’art à l’École du Louvre, allait ainsi être au cœur de sa méthode de travail.

En savoir plus sur ce projet

Claire Barbillon, Roselyne Bachelot-Narquin, Majid Boustany and H.R.H. the Princess Caroline of Hanover © Luc Castel
Claire Barbillon, Roselyne Bachelot-Narquin, Majid Boustany
et S.A.R. la Princesse de Hanovre   © Luc Castel
Francis Bacon: Man and Beast

La Francis Bacon MB Art Foundation soutient une exposition majeure de Bacon à la Royal Academy de Londres

En ayant contribué à son catalogue, notre institution participe à l’exposition « Francis Bacon : l’homme et la bête », présentée à la Royal Academy de Londres jusqu’au 17 avril 2022.

Cette exposition d’une grande puissance s’intéresse à la fascination évidente de Bacon pour les animaux : comment elle a à la fois façonné son approche du corps humain et l’a conduit à le déformer, et comment, saisis durant les moments les plus excessifs de leur existence, ses personnages sont à peine reconnaissables comme humain ou bête.

L’accrochage explore également la manière dont Bacon était subjugué par le mouvement animal : il eut l’occasion d’observer la faune sauvage au cours de voyages en Afrique du Sud, remplissait son atelier de livres sur ces animaux et se référait constamment aux photographies d’êtres humains et d’animaux en mouvement prises par Eadweard Muybridge au XIXe siècle. Qu’il s’agisse de chimpanzés, de taureaux, de chiens ou d’oiseaux de proie, Bacon sentait qu’il pouvait mieux appréhender l’essence de la nature humaine en observant le comportement désinhibé des animaux.

L’exposition couvre les cinquante années de carrière de Bacon et, parmi les œuvres majeures, y figurent quelques-uns de ses premiers tableaux et sa toute dernière toile, ainsi qu’un trio de tableaux sur la corrida, exposés ensemble pour la première fois.

Pour plus d’informations sur l’exposition, cliquez ici

Francis Bacon, Head VI, 1949
Francis Bacon, Study for Bullfight No. 2, 1969
Two photos of Louise Bourgeois  and Francis Bacon

La Francis Bacon MB Art Foundation a participé à une discussion sur Francis Bacon et Louise Bourgeois

En septembre dernier, à l’occasion de son exposition « Louise Bourgeois. Maladie de l’Amour », la galerie Hauser & Wirth de Monaco a organisé une discussion, en collaboration avec la Francis Bacon MB Art Foundation, sur les thèmes communs et les dissemblances dans la pratique picturale de Louise Bourgeois et Francis Bacon. Cécilia Auber, guide de la Fondation, et Emilie Bouvard, historienne de l’art et directrice des collections et du programme scientifique de la Fondation Giacometti à Paris étaient les deux intervenantes et Caroline Cros, conservatrice du patrimoine et historienne de l’art, animait cette discussion.

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Louise Bourgeois chez elle au 20th Street, New York, en 2000.
© The Easton Foundation/VAGA at ARS, NY 
Photo © Jean-François Jaussaud
Louise Bourgeois chez elle au 20th Street, New York, en 2000. © The Easton Foundation/VAGA at ARS, NY Photo © Jean-François Jaussaud
Francis Bacon, 7 Reece Mews, Londres, 1981
Photo © Marc Tivier
Francis Bacon, 7 Reece Mews, Londres, 1981
Photo © Marc Tivier
‘Francis Bacon’s Studios’, a new exhibition at the Francis Bacon MB Art Foundation

Un nouvel accrochage sur les ateliers de Francis Bacon à la Francis Bacon MB Art Foundation

Les ateliers ont occupé une place prépondérante dans le processus créatif de Francis Bacon. Ils jouent le rôle de fil conducteur de cette exposition, la toute première consacrée à cette thématique.

Cet accrochage nous invite à découvrir les espaces intimes et privés de l’artiste et à devenir les témoins des conditions peu conventionnelles dans lesquelles Bacon vécut et produisit les images les plus poignantes de son temps. Le peintre affirmait d’ailleurs : « Je suis très influencé par les lieux – par l’atmosphère d’une pièce ».

Le début de l’exposition met en lumière la première carrière de l’artiste britannique, celle de créateur de mobilier et de tapis, initiée en 1929 dans son atelier du 17 Queensberry Mews West à Londres. Des pièces exceptionnelles de mobilier et des tapis, rarement montrés au public, sont présentés dans cet accrochage. Malgré son succès comme designer avant-gardiste, avec plusieurs commandes provenant de son cercle d’amis et de ses mécènes, Bacon commença à peindre à la même période. Ses tout premiers tableaux, peints entre 1929 et 1934, aux influences cubistes et surréalistes, font partie de cette exposition.

De nombreux objets, matériels et documents de travail provenant de son atelier parisien sont également présentés.

Enfin, son mythique atelier chaotique de 7 Reece Mews à Londres, dans lequel Bacon travailla pendant plus de trois décennies et qui joua un rôle majeur à la fois dans son travail et dans sa vie, sera un autre point d’orgue de cet accrochage. Cet atelier, devenu le « dépositaire » de milliers d’objets, nous éclaire sur le processus créatif du peintre. Une très rare reconstitution miniature de cet atelier réalisée par l’artiste Charles Matton y est notamment présentée.

De rares photographies prises dans les divers ateliers de Bacon et réalisées par d’éminents photographes ou des intimes de l’artiste jalonnent le parcours de cette exposition.

L’accrochage présente par ailleurs des tableaux du peintre australien Roy de Maistre qui fut le principal mentor et un proche ami de Francis Bacon.

Toutes les pièces présentées proviennent de la MB Art Collection, la collection personnelle du fondateur de la Francis Bacon MB Art Foundation.

Francis Bacon Studios

Francis Bacon: Studios, le premier livre consacré aux photographies des différents ateliers de Francis Bacon

Notre institution a le plaisir d’annoncer le lancement de sa dernière publication, Francis Bacon: Studios. Ce livre nous invite pour la première fois à pénétrer dans les espaces privés et intimes du peintre et à devenir les témoins des conditions peu conventionnelles dans lesquelles Bacon a vécu, travaillé et produit les œuvres les plus poignantes de son temps. Il présente plus de 150 photographies des ateliers de l’artiste, prises entre 1930 et 1992, de son premier atelier dans lequel il entama une carrière de créateur de mobilier à son légendaire atelier chaotique du 7 Reece Mews, qu’il conserva pour trois décennies. L’ouvrage propose également des citations de Bacon se référant à ses divers lieux de travail ainsi qu’un texte de Majid Boustany et de John Edwards. Les photographies, pour beaucoup inédites, proviennent de la MB Art collection qui détient le plus vaste fonds photographique sur l’artiste britannique avec plus de 800 tirages.

Chaque exemplaire comprend un tirage signé et numéroté d’une photographie de Francis Bacon prise en 1980 dans son atelier londonien du 7 Reece Mews par la photographe anglaise Jane Bown. 

Cet ouvrage est une édition limitée et numérotée parue en 270 exemplaires, chiffre représentant le nombre d’objets (photographies, livres et correspondance) retrouvés dans l’atelier du 7 Reece Mews liés au photographe américain Peter Beard, disparu en 2020. Bacon avait rencontré Beard au milieu des années 60 et partageait avec lui de nombreux centres d’intérêt. Beard joua un rôle très stimulant dans l’œuvre de Bacon en tant que photographe, muse et ami de longue date.

Seuls 80 exemplaires de cette publication sont commercialisés (295€). Pour commander le vôtre, veuillez contacter la Fondation.

Francis Bacon Studios Publication
Mathis Pettenati

La Francis Bacon MB Art Foundation décerne sa troisième bourse de soutien à un jeune artiste de la Villa Arson

La troisième bourse de soutien à un(e) jeune artiste, mise en place dans le cadre du partenariat conclu en 2017 entre la Francis Bacon MB Art Foundation et la Villa Arson à Nice, a été attribuée le samedi 16 octobre 2021 à Mathis Pettenati, au cours du vernissage des expositions d’automne de la Villa Arson.

Né en 1997 à Toulouse, Mathis Pettenati vit et travaille à Bruxelles.

Rentré à la Villa Arson en 2016, il obtient son DNSEP avec la mention « qualité de la recherche plastique » en 2021.

Influencé à la fois par le graffiti, les peintres de l’école de New York et par une pratique du dessin présente chez lui depuis l’enfance, Mathis Pettenati travaille sur grands formats et en série. En quête d’un aspect organique, végétal et floral, il a recours à toute sorte de substance pour peindre : vernis, résines, acrylique, laques, pigments purs et autre. Ces mélanges remplissent des dessins aux allures enfantines drippés sur des toiles tendues. Arbres, basket, lampes merveilleuses, horloges et cadrans, les figures apparaissent souvent par analogie avec d’autres et de manière spontanée. Le cycle de la peinture transforme les figures et donne lieu à de nouvelles séries.

Mathis Pettenati est lauréat de cette bourse à l’issue d’une sélection qui mettait en course dix jeunes artistes diplômé(e)s en 2020 et 2021 de la Villa Arson, se distinguant par leur pratique de la peinture et du dessin.

La Francis Bacon MB Art Foundation a participé à un reportage sur Francis Bacon à Monaco produit par Arte France

La Fondation a pris part au reportage intitulé « À Monaco, Francis Bacon sort le grand jeu », diffusé le 9 Juin sur Arte dans le magazine Invitation au Voyage, en proposant à la réalisatrice Anne Fonteneau le choix des intervenants apparaissant dans le film et en autorisant des prises de vues de la Fondation, dévoilant ainsi certaines pièces de la collection. Le film montre l’importance de la Principauté à la fois dans la vie mais aussi dans l’œuvre du peintre britannique qui n’a cessé de s’y rendre pendant près de cinquante ans.

Ce documentaire inclut trois entretiens enrichissants de Cécilia Auber, guide de la Fondation, de Claude Valion, consultant pour la Fondation, ainsi que d’Alain Amiel, critique d’art, ayant également réalisé le documentaire Bacon : la Suite Van Gogh, produit par notre institution. Tous trois abordent les thématiques des séjours de Bacon à Monaco, le lien étroit entre le jeu et la peinture chez Bacon, les méthodes de travail mises en place par le peintre à Monaco, et la lumière et les aplats si singuliers dans ses œuvres.

Cliquez ici pour le visionner

La Francis Bacon MB Art Foundation renouvelle sa participation aux « Journées Européennes du Patrimoine » à Monaco

La Francis Bacon MB Art Foundation prendra part aux 26e Journées Européennes du Patrimoine, sur la thématique « Femmes et Patrimoine », qui se tiendra à Monaco le dimanche 26 septembre 2021.

Notre institution proposera trois visites guidées pour ses visiteurs, sur réservation uniquement.

Pour réserver votre visite, veuillez contacter le siège de la fondation au +377 93 30 30 33

Pour plus de détails sur les « 26e Journées Européennes du Patrimoine », cliquez ici.

Francis Bacon: Shadows

La Francis Bacon MB Art Foundation soutient une nouvelle publication intitulée Francis Bacon: Shadows

La Fondation a le plaisir d’annoncer la parution de Francis Bacon: Shadows, le quatrième volume de la série « Francis Bacon Studies » lancée et publiée par la Succession Francis Bacon avec le soutien financier de notre institution. Martin Harrison, auteur de Francis Bacon : Catalogue Raisonné, est l’auteur principal de cette série. Elle s’intéresse aux aspects peu connus de la vie et de l’œuvre de l’artiste, et présente des reproductions de tableaux inédites.

Riche en révélations, Francis Bacon: Shadows s’inscrit dans le droit fil d’Inside Francis Bacon. Interprétatifs ou factuels, ses six essais sur divers thèmes regorgent d’idées originales sur le peintre anglais. Leurs éminents auteurs réalisent avec brio l’objectif fondamental de la série : repenser l’art de Bacon sous de nouveaux angles. Avec des photographies inédites et quelque 120 illustrations en couleurs, ce très bel ouvrage défriche avec audace de nouveaux territoires et présente des perspectives surprenantes sur l’œuvre de l’un des artistes les plus admirés du XXe siècle.

Le directeur de la série, Martin Harrison, nous présente les auteurs du recueil, ainsi que le contexte dans lequel s’inscrivent leurs brillantes recherches. Il nous donne à voir de fascinantes photographies inédites et rend hommage à David Boxer (1946 – 2017), grand spécialiste méconnu de Bacon. Christopher Bucklow s’attache au contraste entre l’art de Bacon et l’art de notre temps ; il examine l’œuvre de Bacon à la lumière d’une notion chère au modernisme romantique : l’inconscient comme source d’inspiration. L’essai d’Amanda Harrison, « Bacon’s Occult Traces » (Les traces occultes de Bacon), étudie l’effet de ces influences à travers les signes restés jusqu’ici dissimulés dans l’ombre des tableaux de Bacon. Dans « Between Francis Bacon and the Intellect » (Entre Francis Bacon et l’intellect), l’auteur et artiste croate Stefan Haus propose une analyse aussi détaillée que stimulante de l’impact des œuvres de Bacon. Inspiré des idées de Platon, Aristote, Kant ou Hegel, l’essai de Haus rappelle, par son côté à la fois philosophique et viscéral, l’intensité de l’œuvre de Bacon. Lors de ses nombreuses rencontres avec l’artiste en 1973, Hugh Davies fréquenta aussi les amis les plus proches de Bacon. Une partie de ses notes a été publiée en 2009 dans Francis Bacon: New Studies – Centenary Essays mais cet ouvrage dévoile, pour la première fois, le texte intégral et non expurgé de ces passages de son journal. Les extraits considérés jusqu’ici comme impubliables esquissent un portrait plus complet de Bacon, en tant qu’homme et en tant qu’artiste. Dans un essai très éclairant, « Work on the Barry Joule Archive » (Travaux sur les archives Barry Joule), Sophie Pretorius démêle savamment les controverses et la confusion qui entourent les œuvres des archives Barry Joule attribuées à Bacon. Le livre s’achève sur le nouvel essai de Martin Harrison, « Lost Bacon Paintings » (Tableaux perdus de Bacon). Les œuvres détruites par Bacon, à l’exception de celles qui avaient été publiées de son vivant, ne figuraient pas dans Francis Bacon: Catalogue Raisonné (2016). Bacon les avait détruites car il les considérait comme des « échecs » ; en les publiant, on risquait, pensait-on, de trahir son art. Le plus grand devoir de la Succession Francis Bacon, qui est de diffuser l’œuvre de Bacon auprès du public, a fini par l’emporter : ces 13 tableaux jusqu’ici inconnus – fascinants quoiqu’inachevés – sont désormais dévoilés pour la toute première fois.

Pour en savoir plus sur le livre, cliquez ici

Publication of the intimate new biography Francis Bacon: Revelations, a decade in the making

Publication de Francis Bacon: Revelations, une nouvelle et intime biographie, fruit de dix années de travail.

Les auteurs, Mark Stevens et Annalyn Swan, lauréats du prix Pulitzer pour de Kooning: An American Master, nous présentent un portrait original et détaillé de Francis Bacon. Grâce à des recherches très poussées, basées sur des centaines d’interviews et de nombreux autres documents, Revelations réussit à nous relater l’histoire d’un enfant chétif qui est devenu l’un des artistes et l’une des personnalités culturelles parmi les plus remarquables de son époque.

Cette biographie nous dévoile les premières années jusqu’ici méconnues de Bacon – qui se décrivait lui-même comme un enfant asthmatique – puis son éblouissante percée en 1944, avec Trois études de figures au pied d’une crucifixion. Ce livre nous conte les décennies qui suivent et son émergence comme l’un des grands iconoclastes et bons vivants de son temps, qu’un de ses amis aimait à appeler « un grand personnage formidable ». Il retrace pour finir les derniers jours de Bacon, ses combats avec sa santé, mais aussi la consolidation de son mythe et de son héritage artistique. Les auteurs dépeignent un artiste qui croyait en la chance et au paradoxe : un iconoclaste qui a fini par devenir une icône. Ils posent le postulat que sans Bacon, le XXe siècle ne se reconnaîtrait pas.   La Francis Bacon MB Art Foundation a contribué à cette publication en mettant ses archives et sa vaste collection d’images et d’articles à la disposition de Mark Stevens et d’Annalyn Swan. L’institution a d’ailleurs chaleureusement été remerciée par les auteurs.