La Hanover Gallery

Erica Brausen, qui devient la première marchande d’art de Bacon en 1948, lui organise une exposition à la Hanover Gallery à Londres en 1949, aux côtés de Robin Ironside.

La même année, Bacon achève Tête VI, l’un des premiers tableaux de sa série papale à avoir survécu, inspirée en grande partie par le Portrait du pape Innocent X de Vélasquez et commencée trois ans auparavant à Monaco. L’artiste est rapidement considéré, au sein d’une minorité avertie, comme un peintre britannique majeur de l’avant-garde.

En janvier 1951, Bacon rend visite à sa mère qui vit désormais en Rhodésie du Sud. Il y séjourne quatre mois pour passer du temps avec elle et ses sœurs. Sur place, il visite le Parc national Kruger, où les mouvements et les comportements des animaux sauvages le fascinent. Les images de cette vie sauvage et de ces paysages ressurgiront plus tard dans son travail. Lors de son retour, il s’arrête au Caire, se passionnant pour l’art de l’Égypte ancienne.

En 1952, Bacon entame une liaison passionnelle et destructrice avec Peter Lacy, un ancien pilote de la Royal Air Force. Lacy restera le grand amour de sa vie.

Dès la fin des années 1940, Bacon se lance dans un certain nombre de thèmes majeurs : il peint ses séries sur les papes, sur les hommes en bleu et sur les primates mais également les portraits de William Blake, les paysages inspirés de la Côte d’Azur et ses premiers autoportraits. Grâce à la Hanover Gallery, son travail sera exposé en France, en Italie, aux États-Unis et, en 1955, l’Institute of Contemporary Arts de Londres lui consacre une première rétrospective.

Les arrière-plans de certaines peintures du début des années 1950, où figurent des bandes de routes côtières bordées de palmiers, font écho aux cartes postales en couleur de Monte-Carlo. En mars 1957, Bacon expose sa série des Van Gogh à la Hanover Gallery à Londres. Ces tableaux inspirés du Peintre sur la route de Tarascon (1888) de Van Gogh dévoilent une palette plus vive et des coups de pinceau plus audacieux que ceux qui caractérisaient jusqu’ici son œuvre aux tonalités plutôt sombres.

Francis Bacon, Tête VI (1949)
Francis Bacon, Étude pour un portrait de Van Gogh III (1957)
Erica Brausen devant La Tauromachie (1953) par Germaine Richier à la Hanover Gallery
Photo : Ida Kar © National Portrait Gallery, Londres
Francis Bacon dans son atelier du 9 Overstrand Mansions (1960)
Photo : Cecil Beaton
© Sotheby, The Cecil Beaton Studio Archive
MB Art Collection
Francis Bacon dans son atelier du 9 Overstrand Mansions (1960)
Photo : Cecil Beaton
© Sotheby, The Cecil Beaton Studio Archive
MB Art Collection